C'est Sidonie ~ Présidente d'A Chacun Son Cap

 

Sidonie Hibral est ingénieur,

mais pour A Chacun son cap,

elle est d'abord une présidente engagée,

qui donne à l'association élan et dynamisme.
 

Ambassadrice du travail des bénévoles,

interlocutrice des partenaires et des hôpitaux,

à l'écoute des besoins des familles,

Sidonie fixe le cap et garde l'allure…


Qui êtes-vous Sidonie (dite Sido) ?

D’origine normande, je suis installée à Brest depuis plus de 11 ans maintenant. J’y suis arrivée pour mes études et, comme les berniques, je suis restée accrochée au rocher ! Je suis ingénieur dans une société qui fabrique des sonars. Je suis passionnée de voile, j’aime beaucoup lire, écouter de la musique et ne refuse jamais un bon repas surtout si c’est en bonne compagnie (famille, amis).

Comment et quand avez-vous connu ACSC ?

J’ai croisé le chemin d’A Chacun Son Cap en 2002 en rencontrant Thomas Folégot (le président d’ACSC de 2000 à 2005). Je faisais un stage pour mes études dans la société où travaillait Thomas, il cherchait quelqu’un pour venir naviguer sur un séjour d’ACSC, c’est comme ça que j’ai embarqué dans l’aventure.

Qu’est-ce qui vous a incitée à collaborer avec ACSC ?

Jusque-là, je faisais beaucoup de bateau en régate. J’avais envie de naviguer autrement, partager avec d’autres le bien-être que j’éprouvais à être en mer. Mon premier séjour avec ACSC a été très fort en émotion et la leçon de vie donnée par les enfants m’a donné envie de m’investir fortement dans l’association. C’est donc tout logiquement que je me suis portée candidate à la présidence quand Thomas l’a quittée pour des raisons professionnelles.

Quelle est votre mission en tant que présidente ?

L’essentiel de ma mission est la représentation de l’association auprès de nos partenaires hospitaliers et financiers, ou encore au sein de la Fédération Leucémie Espoir, par exemple. Et puis, je veille à ce que l’association garde son cap, ce qui n’est pas très difficile, car ma mission est grandement simplifiée par ceux qui m’entourent. Il y a d’un côté notre coordinateur Fred, qui nous permet de montrer une grande réactivité ; il fait le tri des demandes et sollicitations et distribue le travail entre lui et les bénévoles. Il y a de l’autre côté une équipe de bénévoles très impliqués. Le tout constitue un socle très solide sur lequel repose le bon fonctionnement de l’association.

Y a-t-il toujours compatibilité entre votre métier et votre engagement ?

Je fais en sorte que les deux activités n’interfèrent pas. Là encore, c’est relativement simple parce qu’elles n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Et puis, je suis quelqu’un d’hyper organisée, peut-être trop parfois, mais du coup ça m’aide à gérer l’ensemble. Ce qui est sûr, c’est que ce que je vis à ACSC m’aide beaucoup dans ma vie de tous les jours et dans ma vie professionnelle.

La présidente reste-t-elle toujours au bureau ou participez-vous aux sorties en mer ?

J’ai la chance de participer aux sorties en mer.

Les + des séjours ACSC pour vous, pour les enfants

Pour moi, ces séjours sont une grande leçon de vie. Le courage et la joie de vivre de ces enfants qui sont passés par tant d’épreuves forcent le respect. Ils sont dans l’ensemble plus mûrs que les enfants de leur âge. De ce fait, les échanges sont très riches. C’est réellement une chance que de les côtoyer.

Pour les enfants, c’est une bouffée d’air pur, une expérience très valorisante au cours de laquelle ils peuvent échanger avec d’autres malades ou avec les bafas qui étaient à leur place quelque temps auparavant et qui leur donnent énormément. On fait en sorte qu’ils reprennent confiance en eux en les faisant barrer le bateau, en les impliquant dans la vie du bord… C’est enfin l’occasion d’associer quelque chose de positif à la maladie.

Les - des séjours ACSC

Pour les grands et les petits, les séparations à la fin du séjour sont pénibles. Dans certains cas, quand, en plus de la maladie, le contexte familial ou social est compliqué pour l’enfant, il est difficile de faire abstraction du fait qu’il va y replonger. J’essaie de me dire qu’il repart plus fort, riche d’une jolie parenthèse, mais j’ai la frustration de ne pas pouvoir faire plus.

Quels sont les projets d’A chacun son cap ?

Pour A Chacun Son Cap, le premier objectif est de pérenniser les projets actuels qui nous permettent de faire naviguer environ 140 jeunes chaque année. On avait également à cœur de proposer des séjours pour les jeunes adultes, c’est chose faite depuis 2009.

Comment voyez-vous l’évolution de l’association dans les années à venir ? Allez-vous vers plus de séjours ?

Parmi les bénévoles, il y a une réelle volonté de garder le caractère familial de nos séjours. D’ailleurs, on recrute plutôt par cooptation, tous les bénévoles ou presque se connaissent. Si on voulait proposer plus de séjours, il faudrait augmenter sensiblement la taille de notre structure, « recruter » un plus grand nombre de bénévoles avec le risque de perdre ce luxe de pouvoir les « choisir », donc de perdre l’âme d’A Chacun Son Cap.

Quel est votre rêve aujourd’hui ?

Je rêve que la recherche médicale progresse plus vite pour pouvoir atteindre des taux de guérison des cancers de l’enfant de 100 %, avec des traitements moins violents pour le corps.


 

Fil rouge de cette rubrique, quelques petites questions inspirées du portrait chinois :

Si vous étiez un objet, vous seriez…

Un couteau (indispensable sur un bateau).

Si vous étiez une chanson, vous seriez…

C’est impossible pour moi de choisir une seule chanson, je vais opter pour ma dernière découverte, la reprise de Calypso Blues par Theophilus London. Mais, certains jours, je serais plutôt Monochrome de Yann Tiersen, et d’autres, Signed, Sealed, Delivered, I’m Yours de Stevie Wonder.

Si vous étiez un lieu, vous seriez…

La pointe de l’Arcouest, le meilleur endroit pour admirer l’île de Bréhat, le Trieux et la baie de Paimpol.

Si vous étiez un son, vous seriez… 

Un riff de guitare.

Si vous étiez une odeur, vous seriez… 

Celle du bois fraîchement coupé.

Si vous étiez un film ou un livre, vous seriez…

Le livre d’Hervé Hamon Besoin de mer.

Votre dernier fou rire ?

Je ne me le rappelle pas, mais c’était très certainement avec l’équipe d’ACSC.

Votre définition du bonheur ?

La simplicité et le naturel.

Le trait de caractère dont vous êtes le plus fière ?

L’altruisme.

Le trait de caractère dont vous êtes le moins fière ?

L’impatience

Le talent que vous aimeriez posséder ?

Celui de voler. Enfin, déjà piloter des avions ce serait pas mal !

Si vous ne pouviez emporter qu’une chose en mer, ce serait…

Mon oreiller (c’est essentiel de bien dormir en mer !).

 



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